Octobre

Le vent fera craquer les branches,
La brume viendra dans sa robe blanche,
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux,
Octobre tiendra sa revanche.

Le soleil sortira à peine,
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine,
Perdue dans tes foulards,
Tu croiseras le soir,
Octobre endormi aux fontaines.

Il y aura certainement,
Sur les tables en fer-blanc,
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes.
Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’Octobre nous prenne.

On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu’Octobre illumine,
Mes mains sur tes cheveux,
Des écharpes pour deux
Devant le monde qui s’incline.

Certainement,
Appuyés sur des bancs,
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris sur les antennes.
Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’Octobre nous prenne.

Et, sans doute, on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du Nord,
Octobre restera peut-être.

Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du Nord,
Octobre restera peut-être.